Arrivée |
Flo : le 29 janvier 2011 à Natal (avion). Nico : le 3 mars 2011 à São Paulo (avion). |
Départ |
10 mai 2011, en avion, de Bogotá. |
Pays traversés |
Brésil, Bolivie, Pérou, Equateur, Colombie. |
Distance parcourue |
17.800 km, dont 17.040 km en bus et 760 km en avion. |

Douze. C’est, au bas mot, le nombre d’hypothèses de trajet autour du monde que nous avons envisagées. Dans un sens ou dans l’autre, en commençant par le Nord ou le Sud, au gré des dates de départ envisagées et des associations confirmées. Les premiers pas ont été incertains : une grève des dockers a transformé le départ de Florent du Havre en cargo en un décollage de l’aéroport de Beauvais, le 25 janvier 2011 vers 19h – ça sonne moins bien, c’est sûr ! Puis un passage par la péninsule ibérique, et l’arrivée à São Miguel do Gostoso, au Brésil, le 29 janvier.
Pendant que Florent se repose et découvre la culture brésilienne, Nicolas se débat avec le calcul de ses jours de travail, ses vaccins et son déménagement depuis Munich vers la France. Le 5 mars 2011, dans le quartier de Catete à Rio, les retrouvailles ont lieu… en plein carnaval ! A partir du 10 mars, l’itinéraire s’est construit en fonction des associations et des personnes que nous souhaitions découvrir.
En rencontrant Caroline et Delphine du service développement durable du Groupe Accor, dans un café parisien plutôt chic du 13ème, Florent a été séduit par le programme Plant for the Planet qui crée un lien gagnant-gagnant entre ONG et hôtels. Mi-mars, nous avons fait connaissance avec Carolina, directrice d’hôtel à São Paulo, puis Neuza et l’association Nordesta à Arcos, dans le Minas Gerais.
Nous pensions ensuite partir vers le Nord de l’Argentine pour rencontrer l’association Andean Cat Alliance. Mais des amis de Nicolas nous ont permis d’entrer en contact avec plusieurs personnes impliquées dans la protection de la forêt amazonienne et des populations indigènes, dans l’état de Rondônia. Une occasion unique à côté de laquelle nous n’avons pas voulu passer ! Cap à l’Ouest, donc, pour deux semaines inoubliables, jusqu’à fin mars…
La traversée de la Bolivie aurait dû se faire en bus. A cause des crues et de l’état des routes, nous avons dû opter pour avion de 18 places à destination de Cochabamba, au pied de l’Altiplano. Au programme bolivien, jusqu’à mi-avril : quelques jours d’acclimatation à Oruro, la découverte de l’Altiplano, puis la rencontre à la Paz de Lilian, directrice d’Andean Cat Alliance. Lors de nos recherches, le travail de cette association nous avait tout de suite attirés : dans des écosystèmes de haute altitude, l’Alliance pour le Chat Andin étudie et tente de préserver cette espèce méconnue, en harmonie avec les communautés locales. Notre étude de terrain s’est donc poursuivie au Pérou, en territoire Inca, avec Dina et son équipe. Une aventure extraordinaire au milieu des sommets andins… Puis la redescente vers la côte Pacifique pour retrouver la Panaméricaine, à Lima.
Pour la suite, nous avions sélectionné Latitud Sur, une association active au Pérou et en Equateur. Nous avions été séduits par sa vision intéressante du tourisme responsable, bénéfique pour l’environnement et les populations indigènes. Après avoir passé la frontière entre Pérou et Equateur le 29 avril, nous avons rencontré William, président de Latitud Sur, à Quito, et Yvan, fondateur du Paseo de los monos, à Puyo. Ensemble, ils tentent de sauver du même coup des hectares de forêt primaire et des dizaines d’animaux issus du trafic international. Un sujet passionnant, et de grands moments de jeu avec Milton et nombre de ses amis primates !
Nos derniers kilomètres sud-américains nous ont finalement menés début mai en Colombie, à Bogotá. Notre objectif était de rencontrer Paula et Alberto, les jeunes parents du petit Emilio. Dans un quartier défavorisé en périphérie de la ville, ce couple tente de contrarier le destin en montrant à des enfants pauvres et souvent victimes des pires maux qu’un autre monde est possible. Une rencontre certes un peu en marge de notre projet mais qui nous a beaucoup touchés : au fond, que l’on parle de problèmes sociaux ou environnementaux, l’ennemi commun est bien souvent la fatalité.


















