Un an pour la planete
  • Français (Fr)
  • English (UK)
  • LE PROJET
    • Vision et objectifs
    • Les acteurs du projet
    • Les initiatives pour la planète
    • Communication
    • Partenaires
    • L'association
  • COMPRENDRE LE DEVELOPPEMENT DURABLE
    • Tout comprendre... maintenant !
  • DECOUVRIR LES INITIATIVES
    • Localisation des associations
    • Présentation des associations
    • "Une minute pour la planète"
  • L'AVENTURE PAS A PAS
    • Revue de presse
    • Carnets et photos
    • Instantanés
  • NOUS SOUTENIR
    • Acheter des kilomètres
    • Devenir partenaires
    • Diffuser nos reportages
    • Nous écrire
  • Accueil
  • Volet 2 : Biodiversité et développement responsable
  • Tourisme durable
  • Latitud Sur (Equateur, Pérou)

Découvrir les initiatives

  • Localisation des associations
  • Présentation des associations
  • "Une minute pour la planète"

Nous soutenir

  • Aidez-nous à voyager "propre" en achetant des kilomètres
  • Devenir partenaires
  • Diffuser nos reportages
  • Nous écrire

Latitud Sur

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Envoyer

Aide au développement basée sur la valorisation de la culture des communautés natives et du patrimoine naturel (tourisme solidaire…).

  • Presentation
  • Article
  • Supplement
  • Photos

logo Latitud Sur

Association Latitud Sur

Equateur (Quito)

Dates de visite

30 avril au 5 mai 2011

Latitud Sur en ligne

www.latitudsur.org

Aider Latitud Sur en devenant volontaire ou en effectuant un don !

Et si vous partiez en voyage solidaire avec Latitud Sur ?

logo Paseo los Monos

Partenaire de Latitud Sur : Fondation Los Monos, Selva y Vida

Equateur (Puyo)

Web : paseolosmonos.over-blog.com

Soutenir la Fondation en devenant volontaire (et en travaillant avec plein de petits singes !) ou en effectuant un don !

Bonus

Retrouvez notre article publié sur 20minutes.fr

Nous aussi, nous avons rencontré tous ces adorables animaux sauvages ! :)

Ecrit par Un an pour la Planète - Article publié le 2 septembre 2011 sur 20minutes.fr

Ma place dans le trafic


En ce samedi après-midi à Quito, les équatoriens attablés aux terrasses profitent du soleil. Dans ce pays à la démocratie fragile et doté d’une nature pittoresque sans cesse menacée, l’indifférence règne en apparence. Heureusement, certaines associations veillent encore.

L’occupation des terres, seul rempart contre l’érosion forestière la plus forte d’Amérique du Sud

Ingénieur français expatrié en Equateur en 1995, William Wadoux, s’est rapidement pris de passion pour la forêt amazonienne. Après avoir mené plusieurs projets associatifs pour défendre la culture des indigènes et la forêt primaire, il cofonde l’association Latitud Sur dont il prend la présidence en 2008. Aujourd’hui, cette association travaille sur quatre axes dont la protection de la forêt primaire et le développement de l’agroforesterie. Mais malgré ses efforts et l’élection de Rafael Correa en 2007, un président très concerné par le développement durable, l’Equateur détient toujours le record du taux de déforestation. « Et tout le monde s’en fout », concède William.

Sous la pression de sa dette envers les pays occidentaux, ce petit pays des Andes est contraint de vendre les minerais et le pétrole de son sous-sol, principale menace actuelle pour la forêt. Face à cela, la stratégie de Latitud Sur consiste à aider les indiens à légaliser au plus vite leurs territoires, de manière à ce qu’ils se défendent en intégrant les négociations des futures exploitations, mais aussi à occuper ces terres pour éviter la contrebande du bois dans ces forêts.

Le trafic d’animaux, l’autre source de détérioration de la biodiversité

Pourtant symbole de la biodiversité de ce monde, l’Equateur a plus que doublé son nombre d’espèces menacées depuis 2001 et pointe à la deuxième position pour les mammifères en danger. Le trafic d’animaux, le plus lucratif au monde après les armes et la drogue, gangrène la diversité vivante de ce pays. Pas étonnant donc qu’Yvan Bouvier, suisse d’origine passionné par les animaux et fasciné par la beauté de l’Equateur, se soit investi dans le sauvetage d’animaux, souvent orphelins de cette traite. Son association Paseo de los monos détient aujourd’hui un refuge qui permet à ces espèces protégées d’y être accueillies. Mais la place est limitée et le phénomène grandissant. En effet, le simple statut « en voie de disparition » d’une espèce a pour effet pervers de faire grimper les prix sur le marché noir, d’augmenter la pression sur le groupe et de rendre rentable un transport où aujourd’hui 90% des animaux meurent à cause de contrôles en douane toujours plus sévères. Les autres sont souvent mutilés involontairement par leurs propriétaires novices : Yvan en tient pour preuve Katia, un petit singe laineux aux os déformés car trop longtemps resté à l’abri de la lumière pendant sa croissance.

Une entreprise pour le sauvetage de la biodiversité puissance 2

Yvan et William ne savent plus très bien quand ils se sont rencontrés, mais ils se souviennent chacun que leur collaboration leur a paru évidente. Yvan recherchait un espace dans lequel il pourrait réhabiliter ses protégés à la vie sauvage et William cherchait à occuper une parcelle de forêt primaire pour la protéger des abattages illégaux. Une synergie qui a du bon pour récolter des fonds et assurer la pérennité du projet. La tâche reste cependant ardue : bâtir un des premiers centres de réhabilitation et pré-libération d’animaux sauvage en Amérique du sud relève de l’exploit. Mais entre bois et animaux, espérons, avec votre aide peut-être, que le bon sens trouvera sa place dans ce trafic !

PASEO DE LOS MONOS et leurs bienfaiteurs


Véronique Grand et Yvan Bouvier, tous deux suisses, sont venus s’installer en 2001 en Amazonie équatorienne. Emus par la beauté de ces paysages après avoir parcouru le monde et passionnés d’animaux, ils décidèrent de créer une fondation pour préserver la faune et la flore locale.

En effet, les permis d’exploitation étant délivrés encore aujourd’hui sans aucun contrôle, l’avenir des forêts et de ses habitants est plus que préoccupant, les espèces animales disparaissent avant même d’avoir été découvertes. Afin de lutter plus efficacement contre ce fléau, la « fondation Los Monos, Selva y Vida » créa ensuite un refuge d’animaux, de manière à ce qu’ils puissent y vivre en liberté, sans cages et sans chaînes.

Historique du centre :
2001 : Acquisition d’un terrain retiré de la ville et couvert de forêt primaire.
2004 : Construction d’une maison comportant une salle de conférences, 4 chambres pour recevoir biologistes et étudiants, un bureau. Très peu d’études ont été effectuées sur les animaux de cette région.
2006 : Intégration dans le centre de deux guides naturalistes formés au parc National Sangay.
2007 : Création de la fondation « Los Monos Selva y vida » composée de 13 membres fondateurs dont 5 Suisses. Obtention de la licence « refuge pour animaux sauvages ».

Aujourd’hui, le centre accueille près de 65 singes de 7 espèces différentes : laineux, capucin blanc et noir, écureuil, tamarin, saki et araignée, mais aussi d’autres animaux tels des coatis, guatusas, serpents, tortues et perroquets. Tous ces animaux vivent en liberté et en harmonie et comme le concède Yvan, « c’est peu en comparaison du nombre d’animaux à sauver, mais chacun d’eux a le droit de vivre ».


LATITUD SUR et William Wadoux


William Wadoux est un ingénieur télécom français au parcours atypique. Il s’est passionné pour la culture et la nature latino-américaine au fil de ses expatriations au Mexique, puis en Equateur à partir de 1995. En 1998, à 29 ans, il quitte tout pour créer une société en ligne de vente d’arts latino américain, mais la crise économique aura raison de cette entreprise.

Reprenant le travail, il cédera aux démons de l’aventure en 2002 en organisant avec quatre de ses amis l’expédition Carishina, sur les fleuves d’Amazonie. Cette équipée sera pour lui l’occasion de mêler plaisir et humanitaire : campagne de vaccination et remise de livres scolaires chez les indiens, analyse de l'eau du fleuve... Une très belle aventure à découvrir également sur papier et dont William s’est inspiré pour son roman initiatique. Puis s’engageant fin 2002 auprès d’ARUTAM, une association française de soutien aux peuples premiers, il s’investit dans la préservation de médecines traditionnelles, l’organisation de structures représentatives indiennes et notamment dans un projet de reforestation très réussi.

Puis en 2008, William devient cofondateur et président de l’ONG franco-péruvienne Latitud Sur, œuvrant au renforcement de l'identité des peuples indigènes d'Amérique Latine et à la préservation de leur environnement (biodiversité et forêts anciennes). L’association développe des projets autours de 2 axes principaux en Equateur et au Pérou : le développement communautaire des populations locales et le tourisme solidaire. Parmi ceux-ci, outre la coopération avec « Paseo de los monos », on trouve notamment :
- la préservation de la biodiversité,
- le soutien de la médecine traditionnelle et des soins primaires,
- la formation d'éco-gardiens autochtones.

Récemment, William et son équipe ont lancé un grand projet de développement de l’agroforesterie qui permettra notamment de produire des huiles essentielles grâce aux plantes amazoniennes. En parallèle, cette initiative vise à redorer l’image de la forêt aux yeux des locaux en démontrant qu’elle peut être source de revenus conséquents sans être détruite.


Un projet commun


La synergie entre les deux associations a pour objectif de sauver 100 hectares de forêt primaire dans les environs de Puyo (chef-lieu de la province de Pastaza) et d’y rendre possible la réintroduction progressive des singes en forêt. Celle-ci abrite toute la diversité végétale des forêts humides et l’ensemble des espèces animales présentes dans la région, y compris le puma !

Ainsi, en contribuant au ralentissement du changement climatique par le stockage de carbone (en accord avec le programme REDD de l’ONU), il permet également de créer une structure d’accueil pour la réinsertion d’espèces protégées victimes du trafic.


Les menaces pour le animaux en Equateur


L’Equateur bénéficie d’un patrimoine naturel exceptionnel : il se classe en 2011 parmi les 10 Etats possédant la biodiversité la plus importante au monde. Cependant, depuis peu, il est également le second territoire où il existe le plus grand nombre de mammifères menacés. Selon Diego Tirira, auteur du « Libro Rojo de los mamíferos del Ecuador », 43 espèces étaient en danger en 2001 alors qu’une décennie plus tard on en compte 105.

Parmi les espèces équatoriennes les plus touchées, on peut mentionner en particulier le « manatí » (lamantin d’Amazonie), l’ours fourmilier géant, le singe capucin, le singe araignée à tête brune, et 16 autres espèces de mammifères.

Tirira, biologiste et auteur de l’ouvrage, regrette alors : « Tout le monde ignore la législation établie ces dix dernières années, personne ne la respecte, et personne n’est sanctionné pour l’avoir enfreinte ». Selon lui, les parcs nationaux et autres aires protégées existent seulement sur le papier – la chasse illégale et le trafic d’animaux protégés constituent des facteurs déterminants dans la disparition de certaines espèces.

Il est par exemple avéré que certaines communautés indigènes se rendent chaque samedi sur le marché de Pompeya avec des cargaisons de singes, de pécaris et autres espèces qui ont été chassées dans le parc Yasuní. Ce parc national abrite 150 espèces d’amphibiens, 121 espèces de reptiles, 585 espèces d’oiseaux, 200 espèces de mammifères, et plus de 4000 espèces de plantes (Source actulatino.com).

Outre le trafic, la principale menace pour les animaux est constituée par la destruction de l’habitat et en première ligne on retrouve l’exploitation des ressources naturelles comme le pétrole. A ce titre, l’Equateur et son président Correa ont innové en présentant à L’ONU en 2007 un projet de financement par la communauté internationale, à hauteur de 50% du manque à gagner, pour la non-exploitation des ressources pétrolières présentent dans le parc Yasuni (20% des ressources de l’Equateur). Malheureusement, aucun pays n’a apporté son soutien, si ce n’est l’Allemagne… Même si aujourd’hui le parc n’est toujours pas exploité, malgré l’absence de soutien de la communauté internationale, on ne sait pas jusqu’à quel prix le gouvernement équatorien saura résister aux grosses compagnies pétrolières !

Pour en savoir plus :

- Présentation vidéo du trafic d’animaux au Brésil par l’un des artisans majeur de la lutte contre ce trafic, Dener Giovanini.

- Aperçu des dernières statistiques officielles en fonction des pays ainsi que la liste rouge des espèces menacées établie par l’UICN.

- Renoncement à l’exploitation du pétrole dans la forêt de Yasuni.

- Le film documentaire intitulé « Yasuní : Dos Segundos de Vida », du réalisateur Leonardo Wild sur ce combat toujours d’actualité.

triptyque

Triptyque : à gauche, singe laineux au "Paseo de los monos" ; au centre, le refuge au milieu de la forêt primaire ; à droite, paysage d'Amazonie équatorienne.


singe laineux

Paseo de los monos - Singe laineux.


capucin blanc

Paseo de los monos - Capucin blanc.


singe laineux

Paseo de los monos - Singe laineux.

Un an pour la planète en un clic

  • Livre d'or
  • S'abonner à notre Newsletter
  • L'actualité en RSS
  • Télécharger notre plaquette de présentation
  • Contactez-nous

Nos partenaires